Pourquoi faire dire une messe ?

IMG_8993La messe est un sacrifice véritable offert par le célébrant, agissant en vertu de son sacerdoce  » In persona Christi  », c’est-à-dire à la place du Christ qui est à la fois célébrant et victime, comme sur la Croix. La Messe est en effet le même Sacrifice que celui de la Croix, mais non-sanglant. Il a quatre finalités : c’est un sacrifice de louange, un sacrifice eucharistique (d’action de grâces), un sacrifice propitiatoire (qui nous rend Dieu favorable) et un sacrifice impétratoire (qui présente une demande). C’est le sacrement le plus important et l’acte principal de toute vie chrétienne.

L’Eglise permet aux fidèles de s’associer plus étroitement à ce sacrifice offert à Dieu par une intention particulière confiée au célébrant.

La messe n’a pas de prix. Mais dès les origines, les fidèles ont voulu participer à l’Eucharistie par des offrandes en nature ou en espèces. Elles étaient destinées à assurer les frais du culte, la subsistance des prêtres, la vie de l’Eglise. C’est l’origine de la pratique des « honoraires de messe » qui s’enracine dans l’Ancien Testament où le prêtre recevait une part des sacrifices faits à Dieu. Le prêtre doit toujours pouvoir « vivre de l’autel ». Le code de droit canonique légitime cette pratique (C.945) et la réglemente (C.946 et suivants).

Aujourd’hui, la vie matérielle de l’Eglise et de son clergé repose donc sur cette contribution volontaire des fidèles. Faut-il rappeler que, depuis 1905 en France, « la République ne salarie aucun culte » malgré les spoliations des siècles passés ?

Offrir une messe à une intention particulière est à la fois une charité temporelle qui assure la subsistance des prêtres, et une charité spirituelle qui donne les grâces efficaces de la messes à ceux qui en profitent..

Honoraires :

Par décision de la CEF, le montant proposé pour un honoraire de messe est de 17 €, 170 € pour une neuvaine, 560 € pour un trentain.